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 [Letters] Sidney Hollander & Charles Stoker (Tredcroft)

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Iracebeth

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Messages : 78
Date d'inscription : 13/09/2016
Age : 28

MessageSujet: [Letters] Sidney Hollander & Charles Stoker (Tredcroft)   Mer 7 Déc - 23:09



Janvier 1940

Cher Charles,
Je suis absolument navré de n'avoir pu te donner de mes nouvelles plus tôt mais comme tu es sans doute déjà au courant, les dernières semaines ont été quelque peu mouvementées. Je n'avais pas le souvenir que notre milieu fusse aussi éreintant mais il faut croire que les circonstances jouent pour beaucoup. Ne te méprends pas, je suis toujours dans l'effervescence absolue des dernières nouvelles et le mois de Février arrive bien trop vite pour je n'ai le temps de réaliser. J'ai annoncé la nouvelle à Montgomery la semaine dernière et il a fallu que je lui montre le courrier pour qu'il accepte de me croire. Mes espoirs ne sont pas immenses mais l'honneur est déjà extraordinaire et perdre face à Victor Milner ou Joe Valentine ne me dérangerait pas le moins du monde, en dépit de tout ce que tu pourrais dire à ce sujet.
Mais dis-moi plutôt comment les choses avancent avec Peter. J'ai hâte de voir le résultat. Pour ma part, j'ai suivi tes conseils et je dois bien reconnaître que tu avais raison, les lieux étaient magnifiques. Je t'ai joint quelque clichés au courrier. J'espère avoir l'occasion d'y retourner très prochainement. Peut-être après la cérémonie. Mais nous pourrons en discuter à ce moment-là.
J'espère que tu te portes bien, donne-moi de tes nouvelles.
Avec toute mon amitié,
S.

****

Juin 1941

Cher Charlie,
Je suis réellement navré de n'avoir pu t'écrire à nouveau plus récemment. Mais ce n'est pas à toi que je vais apprendre que les jours sont parfois trop courts et les semaines si rapides. J'espère sincèrement que tu te portes bien. Donne-moi de tes nouvelles rapidement. Je tenterais de te rejoindre aussitôt que possible sur la côte. Le monde s'effondre, Charlie. Je ne sais quoi en penser. Mon cœur se serre dés que je pense au sort des miens en Europe. Je sais que tu comprends ce sentiment toi aussi. Tous ici donnent l'impression qu'ils savent mais au fond, leur pays n'est pas encore rudement touché et je me prends à espérer qu'il ne le sera jamais. Nous sommes bien assez à ressentir le flot se désagréger. Crois-tu que nous devrions rentrer ? Je t'entends déjà répondre. Ce serait suicidaire mais tout de même. Je sais que tu ressens aussi cette rage, cette vaine et douloureuse impression. Je sais, je sais que l'un comme l'autre ne pouvons réellement agir sans risquer nos vies de manière inconsidérée. Mais je sais aussi que tu n'es pas homme à rester sans rien faire, je doute que tu l'aies été les fois précédentes et ne tente pas de me dire le contraire. Peut-être devrions-nous poursuivre ce que nous faisons toujours. Marquer cette histoire à notre manière. Tu trouveras quelques clichés pour accompagner cette lettre, j'espère que tu ressentiras en les voyant les émotions qui furent les miennes quand je les aies capturé. Je t'écrirais à nouveau très bientôt.
Avec toute mon amitié,
S.

*****

Février 1942

Cher Charlie,
J'ai conscience que tu n'approuves pas toujours mes décisions mais te voir soutenir celle-ci signifie plus pour moi que je n'aies pu te l'exprimer en personne. Le monde a tord à ton sujet, Charlie. Ne le laisse jamais avoir raison sur ce point et ne laisse pas ce que tu es être une barrière.
Le temps ici est épouvantable. Sincèrement. Je regrette le climat plus tempéré de San Francisco. Je n'ai aucun doute quant au fait que tu le détesterais en dépit de ton appréciation étrange pour le soleil. Il s'agit là d'un domaine pour lequel tu es encore un mystère pour moi, comme il en a sans doute d'autres.
Le reste du groupe m'apparaît plutôt rassurant. Ce n'est pas notre équipe technique bien sûr mais le combat dans lequel nous nous engageons est différent et pour l'heure, ils semblent étrangement m'apprécier. Je t'entends déjà d'ici. C'est généralement le cas mais tu sais aussi pourquoi ça ne devrait pas nécessairement l'être. Ils ne savent pas encore ce que je suis mais je doute que cela ait la moindre importance dans ce côté-là du monde. Je l'espère en tout cas. Je sais que tu regrettes de ne pouvoir être sur les lieux toi aussi mais nous connaissons tous les deux les raisons et c'est bien mieux ainsi en dépit de tes protestations. Nous jouons tous notre rôle dans le monde à notre manière et cela vaut aussi pour toi. Je n'ai pas à te l'apprendre. Cesse donc de te poser des questions concernant la situation, surtout avec ta famille. Je pense que nous savons tous deux pertinemment ce qui importe le plus.
Je n'ai pas la moindre idée de quand cette lettre te parviendra ou si elle sera la seule, le moment venu. Les circonstances ne sont pas idéales mais ce n'est qu'une moindre mesure.
Je t'écrirais bientôt à nouveau,
Prends soin de toi,
S.

*****

Mai 1942

Cher Charlie,
Les semaines passent et j'en viens parfois à me demander si je reverrais la maison un jour. Ne te méprends pas, je n'ai nullement l'intention d'attenter à mes jours ou de risquer ma vie outre-mesure mais je ne te ferais pas l'affront de te mentir. Les jours se comptent et il n'en ait pas un sans que l'on ne pense à celui que ne rentrera pas. Cela peut être une triste vérité comme une surprise. Loin de là, l'envie de te déprimer avec mes mots. Je m'y prends sans doute de la mauvaise manière mais je sais que tu connais le prix des choses et que je n'ai pas à te bercer d'illusions. Tu n'as pas idée à quel point cela rend les choses plus simples. Avec le recul, je me dis que j'aurais au moins cette chance.
J'ignore si tu as reçu ma dernière lettre. S'il est difficile de savoir quand sont-elle reçues, la réception par ici semble encore plus compromise. J'ignore aussi si tu m'as répondu. J'espère recevoir ton courrier rapidement si c'est le cas. De même, si tu devais répondre à celle-ci, parle-moi de la maison. Des lumières. Des éclats sur le papier glacé et du jeu des couleurs sur l'horizon. Je regrette parfois de ne pas avoir pris mon appareil ici. L'enfer vît tout autour mais le paysage s'apparenterait presque parfois à une forme de paradis. Peut-être sommes-nous tous là. De l'autre côté. Je te voies déjà me traiter d'imbécile mais je crois que tu es bien mal placé pour me parler de ce qui existe ou non.
Je t'écris bientôt à nouveau,
S.

Septembre 1942
Cher Charlie,
Tu n'as pas idée à quel point j'ai été ravi d'avoir de tes nouvelles ce matin. Il semblerait que le courrier fonctionne finalement. Si tu savais combien j'avais besoin d'entendre parler de la maison aujourd'hui. L'enfer est réel, Charlie. Je ne t'apprends sans doute rien mais la réalité dans laquelle il prend place rend tout si effroyable parfois. J'ai été très heureux d'apprendre que tu continuais à écrire et publier. J'espère tellement que j'aurais la possibilité de lire ton travail à nouveau. J'en ai parlé avec les autres membres de mon régiment et il s'avère que tu possèdes quelques lecteurs dans leur rang. Cela n'est pas vraiment surprenant mais c'est toujours plaisant de pouvoir se vanter de connaître les bonnes personnes. Je te voies déjà sourire d'ici. Tant mieux. Les jours ici sont si semblables, si banalement remplis des horreurs de l'humanité que ça en devient effrayant. Peut-on réellement s'habituer au pire ? J'ignore si tu en possèdes la réponse, sans doute. Elle m'effraie. Si jamais nous rentrons, j'ignore comment. Je me persuade chaque jour que cela en vaut la peine mais au fond que faisons-nous ? Nous nous entre-tuons. Pour des idées, pour des territoires. La triste histoire de l'humanité. Je commence à comprendre tes pensées désormais. Comment fais-tu ? Comment supportes-tu le poids et la pensée sur tes épaules ? Je regrette les nuits, Charlie. Ces nuits. Puissions-nous en connaître d'autres encore.
Avec toute mon amitié,
S.

*****

Octobre 1944

Cher Charlie,
J'ignore comment tu es parvenu à revenir sur ta décision. Je ne me savais pas en capacité de te convaincre à ce point. Merci. Je n'ai pas grand-chose à dire de plus pour le moment. Merci. Je ne l'oublierais pas quand bien même je sais à quel point cela a été difficile pour toi. Je tenais à ce que soit clair. Merci.
Je t'écrirais à nouveau, très bientôt,
Avec toute mon amitié,
S.

*****

1945

Cher Charlie,
Si jamais tu reçois cette lettre, cela signifie que je ne suis pas rentré.
Si jamais tu retrouves cette enveloppe entre tes doigts, cela voudra dire que je n'aurais pas été en mesure de la retenir, tout comme je n'aurais pas été en mesure de tenir ma promesse. En ai-je des regrets ? Sans aucun doute. Parce que les mots que tu t'apprêtes à lire, j'aurais préféré pouvoir te les formuler en personne. J'aurais préféré pouvoir observer ta réaction, croiser ton regard et peut-être ne jamais les dire. Sans doute est-ce là la plus grande tragédie dans cette histoire. J'ignore si en face, j'aurais eu la capacité de m'adresser à toi comme je suis sur le point de le faire. Parce que la vérité, Charlie, c'est que je te connais. Pour autant que je le puis, je sais qui tu es, ce que tu es. Je sais ton existence bien plus grande, bien plus importante que tout le reste. J'ai conscience de l'impact que tu peux avoir sur le monde, de ce à quoi ta vie peut ressembler. Et je sais, je sais modestement qu'elle ne peut se réduire, ni à certains individus, ni à certains événements. Tu as toujours été plus grand que le monde, Charlie. Et c'est peut-être la première chose que je voudrais te formuler. Sans doute ne serais-je qu'une rencontre parmi mille dans une existence qui en promet encore de nombreuses et sans doute m'en serais-je voulu de la perturber d'une certaine mesure. Sans doute alors, aurais-je retenu mes mots mais si tu les lis en ce moment-même, cela signifie que je ne suis plus en mesure de le faire et l'idée de quitter ce monde sans que tu ne saches me rend bien plus désemparé que le fait que j'aurais jamais pu te les donner. Parce que tu n'es pas une rencontre entre mille. Pas pour moi.Tu ne l'as jamais été et ce, depuis le premier jour. J'ignore encore ce qui m'a frappé en premier. Cette insolence, cette parole sans filtre, cette capacité à capturer d'un mot, d'un geste ou d'un simple regard toute l'ampleur de la beauté des choses. Depuis le début, tu es sans nul doute la personne la plus surprenante et la plus fascinante qu'il m'a été donné de rencontrer. Et je ne fais aucunement référence à ta nature mais bien à toi. Seulement toi, dans ton entièreté. Dans tes défauts sans nom et tes qualités plus nombreuses que tu ne penses les posséder en dépit de tout ce que tu peux prétendre. J'ai le sentiment dans ma mesure d'avoir été un privilégié. D'avoir été un de ces individus suffisamment chanceux pour connaître quelqu'un comme toi. Et là encore, je ne fais nul rapport à ta nature, mais bien à toi. Juste toi. Je pense pouvoir m'octroyer la prétention de dire que je te connais. Du moins un peu. D'en savoir assez pour affirmer que tu n'es pas ordinaire et ne le serais jamais. Que tu es bien plus précieux et unique que ton ego semble pouvoir le laisser croire. La vérité, elle est là, Charlie. Je sais. Je sais que trop souvent tu prétends, tu masques, tu joues parce que l'existence n'a pas toujours été clémente avec toi et tu te protèges. Je sais. Tu sais. Nous savons. Parce que tu es sans doute la personne qui, dans ce monde, me connaît le mieux quand bien même nous n'ayons combattu cote à cote. Je l'ai regretté, parfois. Et puis, je me suis souvenu de tout ce que j'ai perdu et vu mourir à mes côtés et la pensée que tu aurais pu être l'un d'entre eux suffit à anéantir la moindre de mes raisons. Ma raison même. Il reste cependant quelque chose que tu ignores à mon sujet, Charlie. Quelque chose dont je me suis bien caché de te faire part, bien que tu aies toujours été doué pour me lire mais pas cette fois. Non, pas cette fois. Parce que je redoutais ta réaction, je redoutais ce que cela pouvait signifier depuis le premier jour. Mais ce n'est pas toi que j'ai craint, Charlie. Tu as beau posséder la capacité d'être absolument terrifiant si tu le souhaites, je n'ai jamais eu peur de toi, ni même de ce que tu pouvais faire. Cela fait partie de toi et je serais bien en peine de te reprocher quelques aspects de ta personne que ce soit. Non, ce que j'ai craint, c'est moi, c'est le monde, c'est le temps qui va, qui fuit et qui nous abandonne. Tu as toujours été plus que je ne l'aurais espéré. Et j'ai le sentiment que bien que je ne l'ai encore formulé, tu aies deviné ce que je désirais te dire. Ne m'en veux pas, Charlie. Je refuse de quitter ce monde avec l'idée que tu puisses m'en vouloir. Tu es bien la dernière personne que je désires décevoir, Charlie, sans doute parce que tu es celle qui compte le plus. Tu n'es pas qu'un peu. Tu es tout. Tu as toujours été tout. La vérité, c'est que si tu m'avais supplié de rester, je l'aurais fait. Si tu m'avais retenu auprès de toi, je ne t'aurais jamais quitté. Je n'en aurais pas été capable. T'en aurais-je voulu ? Au début, sans doute, mais au fond, je n'aurais pas pu te le refuser. Mais tu as été là. Tu as beau te définir comme une personne fondamentalement égoïste, c'est faux. Tu as été ma raison, ma conscience et dépit de tout, je continuerais de t'en remercier. Peut-être te dis-tu que j'ai trop supposé à ton sujet, vis-à-vis de ce que je représentes pour toi et c'est sans doute vrai. Je sais, sans avoir de doutes, que je ne suis pas l'être le plus important de ton monde, que je ne l'aurais jamais été. Mais je sais aussi que je te l'aurais jamais demandé. Tu as été là. Juste là. Dans ma vie, dans mes pensées, dans mon existence. Tu as changé mes rêves en or et rendu les pires jours de cette vie supportable. Ton amitié a été ce que j'ai possédé de plus précieux et ce que je conserverais dans mon esprit le moment venu. Et c'est une promesse que je peux te faire parce que je la sais réelle. Il y a peu de choses dont je sois sûr dans ce monde, Charlie, mais celle-ci en est une. Tu en es une. Tout comme les sentiments que j'ai à ton égard et que tu as désormais deviné sans doute. Tu as été plus qu'une amitié pour moi, Charlie. Tu as été tout. Mon meilleur ami, ma raison. De vivre, d'être, de croire, de me battre aussi. L'amour de ma vie. Parce que oui, je t'aime, Charles. Plus qu'il ne faudrait peut-être, plus qu'il n'en faut à mon cœur pour le supporter mais qu'importe. Combien ici à mes côtés regrettent l'idée de pouvoir mourir demain en sachant que leur vie aurait encore du être devant eux, regrettent le fait qu'ils n'en ont pas connu le meilleur, le plus beau ? Ce sentiment qu'ils ignorent, qu'ils ne connaîtront jamais pour certains, il a été mien. Il est mien. Il est vivant, il est réel et il est à toi. Pour certains, cela représente sans doute peu. Dans aucune vie, je n'aurais osé espérer avoir droit à des sentiments réciproques, surtout venant de quelqu'un comme toi mais qu'importe. Je l'aurais au moins connu et pas pour n'importe qui. Pour toi. Pour ton extraordinaire personne, qui je le sais, marquera encore le monde dans son empreinte. Peut-être te demanderas-tu quand est-ce que j'ai compris. Je ne saurais vraiment le dire. Je sus que c'était différent dés le premier jour mais ce furent les jours, les semaines, les mois, les années qui ont suivi qui ont rendu ça plus réel encore. J'ignore quelle place je possède véritablement dans cette histoire, dans ton histoire. J'ignore même si j'en posséderais jamais une. Je ne te ferais pas l'affront de cette prétention. Peut-être est-ce insignifiant. Je l'ignore. Il est certain en tout cas que ça ne l'est pas pour moi. Ça ne l'a jamais été. Et sache, sache que quelque que soit les circonstances qui ont causé ma perte, tu auras été ma dernière pensée. Et que le souvenir de ton sourire est sans doute la plus belle chose que je ne pourrais jamais emporter avec moi. Peut-être aurais-je du m'évertuer avec plus d'ardeur à essayer de le capturer. Même si au fond, j'ai toujours su qu'il y avait trop en toi pour être simplement gravé sur papier glacé. J'ignore que te dire encore. Alors ce sera peut-être juste merci. Merci pour avoir été toi, pour avoir été là. Merci pour avoir rendu ma vie valable et mon existence bien belle que réelle. Merci pour m'avoir laissé entrer dans la tienne, pour avoir cru en moi. Pour m'avoir donné ma chance. Pour m'avoir offert ton amitié. Pour m'avoir fait comprendre que le monde est un lieu qui en vaut la peine. Pour m'avoir permis de te rencontrer et de t'aimer, bien que tu ne l'aies su. Pour m'avoir permis de connaître le plus beau sentiment du monde. Merci pour tout. Pour toi. Pour ça. Et si jamais, il est quelque chose que tu souhaites faire pour moi, alors ne cesse jamais d'apprécier la beauté. Capture-la pour moi. Grave-la. Écris-la. L'univers est un bien meilleur lieu avec toi en son cœur.
Ne m'oublies pas.
A toi.
Pour toujours et à jamais.
Sidney
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